NON A LA FUSION ANPE- ASSEDIC

dimanche 9 décembre 2007.
 

Le gouvernement prépare en ce moment la fusion de l’ANPE et de l’ASSEDIC, officiellement pour simplifier les démarches des chômeurs et pour assurer une plus grande « efficacité »dans la lutte contre le chômage.

Dans les faits, la fusion vise d’autres objectifs : faire baisser les chiffres du chômage quelle que soit la méthode, diminuer l’indemnisation du chômage et baisser les effectifs ANPE/ASSEDIC. Tout ceci, non pas dans un souci d’équité mais dans une logique politique et économique libérale.

Si l’ANPE est un établissement public, l’ASSEDIC est un établissement privé géré par les partenaires sociaux.

En confiant la gestion du nouvel établissement aux partenaires sociaux, le gouvernement ne fait que renforcer le pouvoir du MEDEF en lui laissant le soin de gérer la politique de l’emploi. Ce projet entend la destruction du Service Public de l’Emploi, qui seul peut garantir une égalité de traitement entre les usagers. Ce projet prévoit également la disparition du caractère national du Service Public de l’Emploi. Cela signifie pour les usagers un accès régional et arbitraire aux différents services, prestations et formations.

Fusionner les deux organismes revient à confier le suivi des demandeurs d’emploi au financeur de l’assurance chômage. Un organisme chargé à la fois de l’indemnisation, du placement et des sanctions, ne pourra qu’être « juge et partie », au détriment des demandeurs d’emploi.

Concrètement, la fusion ANPE- UNEDIC vise à accentuer les contrôles, les pressions et les sanctions à l’encontre des chômeurs afin de leur faire accepter des emplois précaires dans des secteurs aux conditions de travail et salariales dégradées.

Au lieu de se pencher sur la création réelle d’emplois pour faire baisser le chômage, le gouvernement cherche à obtenir une main d’œuvre soumise et flexible. Dans son projet pour l’emploi, Nicolas Sarkozy veut imposer la radiation des demandeurs d’emploi qui auront refusé deux offres d’emploi « dites valables » ! Pour le MEDEF et le gouvernement, non seulement le chômeur est potentiellement un fraudeur, mais il est également tenu pour responsable de son chômage !

Ce projet s’inscrit dans une série d’attaques globales contre les droits sociaux :

- attaque contre les régimes spéciaux, première étape d’une reforme des retraites avec 41 ans de cotisations pour tous.

- Contrat de travail unique, à l’image du Contrat Nouvelles Embauches (CNE), qui signifierait la disparition pure et simple du CDI et la modification du code du travail

- Désindexation du SMIC.

- Franchises médicales.

- Mise à mal de la fonction publique : démantèlement des statuts et diminution drastique des effectifs

SUD ANPE S’OPPOSE FERMEMENT A CE PROJET DE FUSION QUI SIGNIFIERAIT LA MORT DU SERVICE PUBLIC DE L’EMPLOI AU DÉTRIMENT DES USAGERS

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